Protection des mineurs
La protection des enfants mineurs en France repose sur un ensemble de textes, issus à la fois du droit international, du droit civil et du droit de l’action sociale. Ces règles organisent la protection de la personne et de ses biens, en tenant compte de l’autorité parentale, des situations de danger et des besoins de représentation légale.
Présentation
La réforme a poursuivi plusieurs objectifs : regrouper les compétences concernant les mineurs au sein d'un même magistrat (le JAF), simplifier les procédures familiales et alléger le contentieux du juge des tutelles, recentré sur les majeurs protégés
Juge aux affaires familiales (JAF) et juge des enfants : missions et pouvoirs
Le juge des enfants (JE) et le juge aux affaires familiales (JAF) interviennent tous deux dans la vie des mineurs, mais avec des missions, des pouvoirs et des logiques d'intervention différentes
Le juge des enfants intervient exclusivement lorsque l'enfant est en danger, au sens des articles 375 et suivants du Code civil
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Ordonner des mesures d'assistance éducative (à domicile ou en milieu ouvert)
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Décider d'un placement
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Imposer un suivi éducatif ou thérapeutique
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Intervenir même contre l'avis des parents si la situation l'exige
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Le JAF intervient pour régler les relations entre les parents et l'enfant, même en cas de conflit, mais hors situation de danger
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L'exercice de l'autorité parentale
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La résidence de l'enfant
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Le droit de visite et d'hébergement
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La pension alimentaire
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L'administration légale et la tutelle des mineurs (depuis la réforme de 2009)
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Le Juge aux affaires familiales est donc le seul habilité à décider de la mise sous tutelle d'un enfant et de tout ce que cela implique
La tutelle d'un mineur, mesure de protection juridique, est ouverte lorsque les titulaires de l'autorité parentale (ses parents) ne peuvent plus l'exercer (Article 390 du code civil) :
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Les deux parents sont décédés
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Les parents se trouvent privés de l'exercice de l'autorité parentale
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La filiation de l'enfant n'est pas légalement établie
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En cas d'administration légale, le juge des tutelles peut, à tout moment et pour cause grave, soit d'office, soit à la requête de parents ou alliés ou du ministère public, décider d'ouvrir la tutelle après avoir entendu ou appelé, sauf urgence, l'administrateur légal
II.1 - Comment faire une demande
Le juge aux affaires familiales, compétent pour tout litige relatif aux régimes de protection des mineurs, exerce en qualité de juge des tutelles des mineurs
La demande peut être faite sur papier libre ou à l'aide du formulaire : Demande d'ouverture d'une mesure de tutelle pour un mineur : requête au juge des tutelles (cerfa n°15457) - Notice explicative à lire avant de remplir le formulaire n° 15457
II.2 - Mise en place du conseil de famille
Si la tutelle est ouverte, le juge aux affaires familiales constitue un conseil de famille qui nomme un tuteur et un subrogé tuteur (Article 399 du code civil)
Le juge des tutelles désigne les membres du conseil de famille pour la durée de la tutelle, qui est composé d'au moins quatre membres, y compris le tuteur et le subrogé tuteur, mais non le juge
Peuvent être membres du conseil de famille les parents et alliés des père et mère du mineur ainsi que toute personne, résidant en France ou à l'étranger, qui manifeste un intérêt pour lui
Les membres du conseil de famille sont choisis en considération de l'intérêt du mineur et en fonction de leur aptitude, des relations habituelles qu'ils entretenaient avec le père ou la mère de celui-ci, des liens affectifs qu'ils ont avec lui ainsi que de la disponibilité qu'ils présentent
Exception : ne peuvent exercer les différentes charges de la tutelle (Article 395 du code civil) :
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Les mineurs non émancipés, sauf s'ils sont le père ou la mère du mineur en tutelle
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Les majeurs qui bénéficient d'une mesure de protection juridique
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Les personnes à qui l'autorité parentale a été retirée
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Les personnes à qui l'exercice des charges tutélaires a été interdit en application de l'article 131-26 du code pénal
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Le juge peut retirer la charge tutélaire en raison de l'inaptitude, de la négligence, de l'inconduite ou de la fraude de celui à qui elle a été confiée, ou en cas de litige ou si une contradiction d'intérêts empêche le titulaire de la charge de l'exercer dans l'intérêt du mineur
II.3 - Le conseil de famille
La constitution d'un conseil de famille est obligatoire lorsque la personne sous tutelle est mineure, même si un tuteur testamentaire a dûment été désigné
Le conseil de famille est chargé de régler les conditions générales de l'entretien et de l'éducation du mineur
II.4 - Désignation et rôle du tutevur
Le conseil de famille désigne parmi ses membres un ou plusieurs tuteurs
Le tuteur est chargé de veiller sur la personne du mineur et/ou ses biens, ou les deux, sauf les cas dans lesquels la loi ou l'usage autorise le mineur à agir lui-même
Il représente le mineur en justice
II.5 - Désignation et rôle du subrogé tuteur
Le conseil de famille doit choisir un subrogé tuteur, chargé de surveiller la gestion du tuteur, et de représenter le mineur si ses intérêts sont en opposition avec ceux du tuteur
Si personne ne peut assurer la tutelle, celle-ci est confiée aux services du département
La tutelle est déclarée vacante s'il est impossible de mettre en place une tutelle avec un conseil de famille ou d'admettre l'enfant à la qualité de pupille de l'État
III-1 - Tutelle administrative départementale
Le service de l'aide sociale à l'enfance (ASE) est un service du département, placé sous l'autorité du président du conseil départemental
Pour accomplir ses fonctions, il est doté de personnel administratif et de travailleurs sociaux
Ses missions sont définies par l'article L. 221-1 du Code de l'action sociale et des familles
Selon l'article L.221-1 du Code de l'action sociale et des familles, l'aide sociale à l'enfance a pour mission principale d'aider les enfants et leur famille par des actions de prévention individuelle ou collective, de protection et de lutte contre la maltraitance :
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Prévenir et repérer les situations de danger pour les mineurs (violences, prostitution, etc.)
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Protéger les enfants et adolescents en danger ou en risque de l'être
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Accompagner les familles en difficulté
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Prendre en charge les enfants confiés (placements en famille d'accueil, foyers, etc.) en leur apportant un soutien matériel, éducatif et psychologique
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Veiller au maintien des liens d'attachement noués par l'enfant avec sa famille ou d'autres personnes, dans l'intérêt de l'enfant
.
L'ASE met en œuvre les décisions administratives et judiciaires (placements ou mesures éducatives) émises par le juge des enfants ou le président du conseil départemental
III.2 - Les mesures de placement
Lorsque la situation familiale ne permet pas le maintien de l'enfant à domicile, l'ASE prend en charge les mesures d'accueil et de placement via plusieurs dispositifs :
Les mesures administratives d'accueil qui concernent :
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Les mineurs placés (à temps complet ou en séquentiel) après décision du conseil départemental, en accord avec la famille
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Les pupilles de l'État
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Les jeunes majeurs maintenus dans leur prise en charge s'ils sont dépourvus de ressources ou de soutien familial suffisant
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Ces deux types de mesure peuvent être assurées par un assistant familial, un établissement de l'ASE, un accueillant durable et bénévole, un foyer d'étudiant ou de jeunes travailleurs, etc.
Les placements directs : ces mesures sont ordonnées par le juge des enfants (autorité judiciaire)
III.3 - Le cas particulier des mineurs non accompagnés
Les mineurs non accompagnés (MNA) correspondent aux mineurs de nationalité étrangère présents sur le territoire français, sans protection de leur famille (de façon temporaire ou définitive)
Pour aller plus loin :
Cass, civ. 1, 6 juillet 2022, n° 21-25.538 : exemple de prise en compte du contexte familial rendant impossible la constitution d'un conseil de famille et conduisant à déclarer la vacance de la tutelle
. Loi n° 2022-219 du 21 février 2022 visant à réformer l'adoption
. Observatoire national de la protection de l'enfance : créé en 2004 avec pour objectif de développer et diffuser les connaissances afin d'améliorer la prévention et mieux protéger les enfants
. Il a vu son rôle et ses missions renforcés par la loi du 7 février 2022 dans le champ de la protection de l'enfance, l'adoption et l'accès aux origines personnelles avec son intégration au sein du GIP France enfance protégée . Groupement d'Intérêt Public (GIP) France Enfance Protégée (FEP) : créé en 2023, avec pour objet d'assurer les missions de service public du 119, d'accompagnement des adoptants et de traitement des demandes d'accès aux origines personnelles
. France Enfance Protégée est également un observatoire et une ressource pour l'ensemble des professionnels, et un appui à l'élaboration de la politique publique à travers le soutien à l'activité des conseils nationaux .
IV.1 - Pupilles de l'État
Pour tout enfant pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance (ASE), il convient de rechercher si une tutelle peut être organisée en application des articles 390 et suivants du code civil avec un tuteur et un conseil de famille (tutelle dite de droit commun) sous l'autorité du juge des tutelles des mineurs
La loi n° 2022-219 du 21 février 2022 visant à réformer l'adoption a renforcé le statut de pupille de l'État et amélioré le fonctionnement du conseil de famille
L'article L. 224-4 du code de l'action sociale et des familles dispose que « sont admis en qualité de pupille de l'État un enfant :
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Sans parents identifiés (enfant né sous X, enfant trouvé)
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Dont les parents sont décédés
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Dont les parents ont remis l'enfant à l'ASE (remise volontaire)
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Dont les parents ont fait l'objet d'un retrait total de l'autorité parentale
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Qui a été recueilli par l'ASE depuis plus de 2 mois sans reprise par sa famille »
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Régime de la tutelle d'État
La tutelle des pupilles de l'État est un régime fixé par les articles L224-1 à L224-12 du CASF
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Le préfet est tuteur légal
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Le conseil de famille des pupilles de l'État prend les décisions importantes (orientation, adoption, actes non usuels)
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L'ASE (département) assure l'accueil quotidien, l'éducation, le suivi
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Le conseil de famille des pupilles de l'État
Le conseil de famille est un organe de la tutelle des pupilles de l'État aux côtés du préfet, représentant de l'État dans le département, agissant en tant que tuteur tel que prévu aux articles L.224-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles
Les organes de tutelle ont les mêmes attributions que les organes de tutelle de droit commun définies par le code civil
Le statut de pupille de l'État est différent de celui de pupille de la Nation et de celui de pupille de la République
Pour aller plus loin : Guide - Les enfants pupilles de l'État (Édition mai 2025)
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IV.2 - Pupille de la Nation
La qualité de pupille de la Nation offre, au
C'est l'Office national des combattants et des victimes de guerre qui assure cette protection et veille à l'organisation et au fonctionnement des tutelles des pupilles de la Nation
IV.3 - Pupille de la République
La qualité de pupille de la République est accordée aux enfants dont un parent au moins est mort « pour le service de la République » dans l'exercice de ses fonctions, hors fait de guerre ou acte de terrorisme
À la différence des pupilles de l'État, les pupilles de la Nation et de la République ne sont pas nécessairement privés de parents titulaires de l'autorité parentale, et leurs statuts sont accordés à vie
Un administrateur ad hoc est une personne physique ou morale désignée par un magistrat afin de représenter les intérêts d'un mineur dans les cas prévus par les articles 706-50 du Code de Procédure Pénale et 388-2 alinéa 1er du Code Civil
Si cet administrateur ad hoc ne peut être choisi au sein de la famille ou parmi les proches du mineur, le juge le désignera parmi les personnes figurant sur la liste prévue à l'article R.53 du code de procédure pénale (art. 1210-1 CPC)
Également, l'article R343-2 du Code de l'Entrée et du Séjour des Étrangers et du Droit d'Asile (CESEDA) prévoit de dresser tous les quatre ans, dans le ressort de chaque cour d'appel, une liste des administrateurs ad hoc désignés pour la representation des mineurs maintenus en zone d'attente, en application des dispositions de l'article L. 343-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
V-1 - Le rôle de l'administrateur ad hoc
La première des préoccupations de l'administrateur ad hoc consiste à respecter et déterminer l'intérêt supérieur de l'enfant
L'administrateur ad hoc dans les procédures pénales
Dans le cadre des procédures pénales, l'administrateur ad hoc peut être mandaté à tout instant, que ce soit au moment d'un procès alors qu'une instruction a eu lieu, au stade de l'enquête préliminaire ou dès le début d'une information judiciaire pour le mineur auteur ou victime d'infraction
L'administrateur ad hoc dans l'indemnisation de la victime
Lorsque l'administrateur ad hoc est désigné pour exercer un mandat de nature pénale, il doit représenter le mineur pendant toute la durée de la procédure
L'administrateur ad hoc dans les procédures liées à la filiation
L'administrateur ad hoc intervient dans le cadre des procédures liées à la filiation
L'administrateur ad hoc dans le cadre des procédures en assistance éducative
L'article 26 de la loi du 7 février 2022 - dite loi Taquet - a modifié à cet égard l'article 375-1 du code civil et précise que lorsque l'intérêt de l'enfant l'exige, le juge des enfants demande la désignation d'un administrateur ad hoc pour l'enfant non capable de discernement
L'administrateur ad hoc dans le cadre des procédures devant le juge des tutelles mineurs
La possibilité d'avoir recours à un administrateur ad hoc lorsque les intérêts d'un mineur sont en opposition avec ceux de ses représentants légaux est consacrée par l'article 383 du Code civil
L'administrateur ad hoc en matière successorale
En matière successorale, l'intervention de l'administrateur ad hoc est motivée par le conflit d'intérêts existant entre le mineur héritier et le parent survivant
L'administrateur ad hoc pour des actes ponctuels en matière civile
Un administrateur ad hoc peut être désigné par le juge des tutelles mineurs pour des actes de nature très diverse, par exemple :
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Permettre la présentation d'un mineur devant un médecin expert, et ce aux fins d'indemnisation par l'assurance suite à un accident de la circulation
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Permettre dans le cadre procédural un recouvrement forcé contre un parent ayant ponctionné des fonds sur le compte de son enfant
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Engager la responsabilité d'un établissement bancaire qui n'avait pas bloqué de manière effective les comptes d'un enfant, comptes sur lesquels un contrôle judiciaire était ordonné
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Aux fins de représentation d'un mineur non accompagné pris en charge par le conseil départemental et ayant par ailleurs sollicité une mesure de tutelle d'État
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V.2 - Règles d'inscription sur la liste des mandataires ad hoc
L'article R53-1 et l'article R53-2 du Code de procédure pénale précisent les conditions pour qu'une personne physique ou morale puisse s'inscrire sur la liste
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Dossier de candidature pour une personne physique (exemple Cour d'appel de Paris, 2026)
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Dossier de candidature pour une personne morale (exemple Cour d'appel de Paris, 2026)
V.3 - La rémunération des administrateurs ad hoc
Les administrateurs ad hoc sont indemnisés au titre des frais de justice, selon un référentiel fixé par le code de procédure pénale et mis à jour par le ministère de la Justice
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Représentation du mineur dans une procédure pénale
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Assistance lors d'auditions
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Suivi du dossier et démarches administratives
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Rédaction de rapports
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Les tarifs sont régulièrement revalorisés, mais restent considérés comme faibles par les associations habilitées
Frais de justice : les tarifs applicables pour les administrateurs ad hoc (mis à jour régulièrement)
Pour aller plus loin :
Fédération Nationale des Administrateurs Ad Hoc (FENAAH)
Rapport d'activité 2022 Administration AdHoc de l'Udaf du Finistère
Guide de la justice des mineurs, ministère de la Justice, 2021
Fil d'info
Fil d'info
Références
Code civil - Titre X - De la minorité, de la tutelle et de l'émancipation - Chapitre II - De la tutelle
Code civil : articles 390 à 393 : Des cas d'ouverture et de fin de la tutelle
Code civil : articles 394 à 397 : Des charges tutélaires
Code civil : articles 398 à 402 : Du conseil de famille
Code civil : articles 403 à 408-1 : Du tuteur
Code civil : articles 409 à 410 : Du subrogé tuteur
Code civil : articles 411 à 411-1 : De la vacance de la tutelle
Code civil : articles 412 à 413 : De la responsabilité
Cerfa
Demande d'ouverture d'une mesure de tutelle pour un mineur
Notice de la demande d'ouverture
Demande d'émancipation d'un mineur
Notice de la demande d'émancipation
Demande de renonciation à succession au nom d'un enfant mineur
Notice de la demande de renonciation à succession au nom d'un enfant mineur
Demande d'acceptation à succession au nom d'un enfant mineur
Notice de la demande d'acceptation à succession au nom d'un enfant
Demande d'acceptation à succession à concurrence de l'actif net
Notice demande d'acceptation à succession à concurrence de l'actif net
Mesure de protection : compte de gestion annuel tutelle des mineurs - Administration légale
Requête au fins de convocation du conseil de famille d'un mineur